Le Diaconat Bethesda de Strasbourg jusqu’après la première guerre mondiale

De 1886 à 1906

le Conseil d’administration de l’oeuvre, qui ignorait encore la frontière entre l’Alsace et la Suisse, est présidé par le pasteur suisse Conrad Zwingli.

12 septembre 1900

Achat de la propriété du 2 Quai Saint-Thomas à Strasbourg

7 octobre 1901

Bethesda-Strasbourg est reconnu officiellement comme « Fondation de bienfaisance » (« Milde Stiftung »). Bethesda Elberfeld-Wuppertal, l’oeuvre mère en Allemagne,  connaît à partir de maintenant un intense essaimage. Un série de maisons de retraite et de cliniques sont créées dans d’autres villes telles que Stuttgart, Hambourg, Berlin, Ulm et Karlsruhe.

1er septembre 1902

Mort du pasteur Noah Gottfried Schaefer (1848-1902), directeur de l’oeuvre depuis ses débuts. Le pasteur Jules Studlé lui succède comme Directeur du Diaconat Béthesda, fonction qu’il occupera jusqu’en 1932.

1904

Ouverture d’une station à Winterthur

1905

Ouverture d’une station à Berne

1907

Ouverture d’une station à Bâle

La période qui s’ouvre connaît une  progression remarquable du nombre des soeurs diaconesses

De 25 en 1896, leur nombre passe à :

  • 50 en 1901
  • 68 en 1908
  • 80 en 1910
  • 105 en 1913

1907-1909

Acquisition d’un terrain de 6000 m2 au Sabinenring, l’actuel Bld. Jacques Preiss. Construction d’un édifice, inauguré le 1er octobre 1909. Vente de la propriété du Quai Saint-Thomas

Dès 1910

Une aile Sud fut ajoutée au nouveau bâtiment dans lequel durent trouver place les services des malades, l’école d’infirmière ainsi que les diaconesses. Les années qui suivirent amenèrent une évolution dans le travail des diaconesses. Le service de la clinique prenant de plus en plus d’ampleur, la diaconie paroissiale faite de visites à domicile, ne pouvait plus être assurée comme par le passé. Pourtant, de nombreuses demandes de la part des paroisses alsaciennes purent être satisfaites.

Pendant la première guerre mondiale (1914-1918)

Les autorités réquisitionnèrent la clinique pour en faire un hôpital militaire et plusieurs soeurs durent se mettre à la disposition de l’administration militaire pour aller soigner des soldats blessés dans différents lazarets.

Après l’armistice de 1918

L’ Alsace redevenant française, certaines diaconesses d’origine allemande retournèrent dans leur pays, d’autres optèrent pour leur maintien à Strasbourg, «là où Dieu les avait appelées».

Après la guerre

Le Conseil d’administration estima qu’un bon développement de l’oeuvre nécessiterait tôt ou tard une séparation administrative entre sa branche alsacienne et sa branche suisse. Celle-ci devait intervenir en 1920.